Offset ou numérique ?

Le seuil qui renverse la réponse

Plaques et calage sont un coût fixe. Sous un certain seuil l’offset perd ; au-dessus il est imbattable. Où est ce seuil ?

Deux coûts de nature différente

L’offset commence par un coût fixe, payé une fois quelle que soit la quantité : une plaque par couleur et par face, le tirage machine, et les feuilles de calage jetées jusqu’à ce que la couleur se stabilise. Ensuite, chaque exemplaire supplémentaire coûte très peu — papier et encre.

Le numérique est l’inverse : presque aucun coût fixe — ni plaques ni calage — mais chaque exemplaire coûte le même prix, puisque la facturation se fait au clic.

La réponse est donc arithmétique

Le coût unitaire en offset baisse à mesure que le fixe se répartit ; en numérique il reste plat. Les deux droites se croisent en un point — c’est le seuil.

seuil ≈ coût fixe offset ÷ (prix clic − coût variable offset)

En pratique : plus il y a de couleurs, plus le seuil monte (quadri recto-verso = huit plaques) ; plus le travail est simple, plus il descend.

Trois cas tranchés sans calcul

  • De un à quelques dizaines → numérique, sans discussion. Le mémoire de fin d’études en est l’exemple type.
  • Des milliers → offset, sans discussion. Le livre d’un éditeur.
  • La zone intermédiaire → elle se calcule. Et c’est là que se voit la différence entre une imprimerie qui compte et une qui devine.

Un facteur qu’on oublie : le format

Le numérique est borné au A4 et au A3. Ce qui les dépasse part en offset quelle que soit la quantité — non parce que c’est moins cher, mais parce que c’est le seul possible.

Nous vous disons lequel est juste pour votre travail, pas lequel est le plus cher.

Questions

Je ne veux que 50 exemplaires — refusez-vous ?

Non. Nous les imprimons en numérique, ce qui est juste pour cette quantité. L’offset pour cinquante exemplaires revient à payer les plaques et le calage répartis sur cinquante — donc plus cher.

La qualité du numérique est-elle inférieure ?

Différente, pas inférieure. L’offset donne des aplats plus calmes et des dégradés plus doux sur les gros tirages ; le numérique offre une grande netteté et permet un seul exemplaire. Sur du texte noir, le lecteur ne fait pas la différence.